Et si les designers repoussaient les limites de l’impression 3D ?

Heratec apporte son aide à la concrétisation de certains projets d’étude de l’École Supérieure d’Art et de Design de Saint-Etienne (ESADSE). Évoluant dans l’industrie nous étions curieux de voir ce que des designers en herbe pouvaient réaliser si nous leur donnions accès à une machine comme l’imprimante Stratasys 900MC.

S’inspirer de l’art, du design pour entrevoir de nouvelles perspectives, c’est aussi ça l’innovation !

L’impression 3d permet la réalisation de pièces très complexes, difficilement réalisables avec d’autres technologies. Rencontre avec Dorian Felgines, étudiant de l’ESADSE qui a réalisé dans ce cadre le vase Fine Fleur.
Du concept au concret !

 

Dorian Felgines
Dorian Felgines

Dorian Felgines

1 – Comment est né ce projet ?

Il s’agit d’un projet de recherche mené par Christophe Marx, professeur à l’ESADSE. Notre objectif en tant que designers était de repousser les limites de l’imprimante 3D. Heratec souhaitait confronter notre créativité avec le potentiel de l’impression 3D.
Mon travail de recherche m’amène à utiliser des logiciels de conception paramétrique. Pour ce projet, j’ai utilisé un logiciel utilisé par la NASA pour générer des structures complexes et extrêmement résistantes. Je trouvais intéressant de montrer l’envers du décor. Le plus souvent les structures résistantes possèdent une esthétique extraordinaire mais elles sont occultées par des caches ou des carters. Ici, je voulais montrer ce que l’on masque.
En voyant le type de structure que j’obtenais, cela m’a rappelé la composition d’un filtre à particule utilisé dans le secteur de l’automobile. Je trouvais intéressant de faire un parallèle entre cet objet industriel fabriqué avec un processus précis et ancien (trempage de mousse dans la porcelaine) et la facilité et rapidité d’exécution que permet l’impression 3D. J’ai donc souhaité donner une fonction toute autre à cette structure et notamment une utilisation simple. Le vase fine fleur est né, la structure imprimée en 3D sert de tuteur dans un vase en verre.

Le vase Fine Fleur a vu le jour, pour la partie « tuteur », grâce à l’impression 3d. Structure imprimée en FDM sur notre Stratasys 900MC, en ASA.
Le vase Fine Fleur a vu le jour, pour la partie « tuteur », grâce à l’impression 3d. Structure imprimée en FDM sur notre Stratasys 900MC, en ASA.

Le vase Fine Fleur a vu le jour, pour la partie « tuteur », grâce à l’impression 3d. Structure imprimée en FDM sur notre Stratasys 900MC, en ASA.

2 – Qu’est-ce que l’impression 3D peut offrir au métier de designer ?

Au-delà du gain de temps que l’impression 3D offre, il faut voir plus loin et apprécier toutes les possibilités que permet cette technique. Ce qui me frappe le plus c’est la multitude de possibilités rendues possibles avec ce procédé de fabrication. L’impression 3D permet également de limiter les déchets de matière par rapport à la production. Cette notion est à mon sens primordial dans toutes réflexions et processus de production. Son pouvoir d’innovation est quasi infini.

3 – Que vous a appris cette expérience ?

Ce projet a été très enrichissant. Tout d’abord du fait de pouvoir accéder à une telle imprimante 3D. Ensuite pouvoir échanger avec un industriel était une chance, confronter mon univers avec le sien était passionnant.
Inspiré par ces échanges j’ai souhaité aller plus loin, sortir encore un peu plus du cadre. J’ai contacté un artisan, M. Philibert qui fait de la verrerie scientifique pour finaliser mon projet et fabriquer la partie en verre du vase. Il a pu effectuer un tube en verre avec une précision extrême.

Ce projet Vase fine fleur est donc l’aboutissement d’une collaboration entre un designer, un artisan et un industriel.

Je remercie Heratec de nous avoir donné une telle opportunité. Pour moi l’impression 3D ouvre énormément de possibilités, elle permettra d’améliorer nombre de projets si on l’utilise à bon escient.

 

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